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Réaliser un jardin suspendu chez soi

Votre projet

Les jardins suspendus et autres toitures végétalisées se développent en France, avec 200 000 mètres carrés posés chaque année. Un marché encore balbutiant comparé à des pays comme le Japon, la Hollande ou l’Allemagne (13 millions de mètres carrés). En plein contexte de développement durable, ces espaces végétaux sont écologiques et tendances. Ils sont aussi particulièrement esthétiques, à condition d’être bien pensés et entretenus. Mieux vaut être correctement informé avant de se lancer dans l’aventure, car les épaisseurs des sols varient fortement selon le résultat recherché.

De l’esthétisme à l’utilité écologique

Une belle terrasse végétalisée attire et apaise l’œil, surtout en milieu urbain. Ce caractère esthétique est symbolisé depuis l’Antiquité par les célèbres et prodigieux Jardins suspendus de Babylone, édifiés sur des terrasses de 120 mètres de long, et figurant au rang des Sept merveilles du monde antique - bien que leur existence réelle demeure toujours incertaine. De nos jours, de multiples exemples de grandes réalisations contemporaines existent un peu partout dans le monde. Le Japon est l’un des pays le plus engagé dans ce domaine, avec notamment le vaste Namba Parks inauguré en 2003 à Osaka : 11 500m² de verdure et 70 000 plantes et arbres sur un centre commercial.
Pour retrouver un peu de la magie des Jardins suspendus de Babylone, il faudra se rendre à Dubaï et contempler l’étourdissant Park Gate. Six énormes tours hautes de 40 étages ont été achevées en 2011 ; il est prévu de toutes les relier entre elles par une gigantesque « grotte verdoyante », où sera fixé de la végétation.
De manière moins aérienne et plus accessible, les jardins suspendus sont aussi réalisables par les particuliers sur leur terrasse, ou directement sur les toitures (et même en pente). Outre leur aspect esthétique, ces installations disposent de plusieurs qualités avantageuses. Les coûts d’investissement s’amortissent efficacement avec le temps, grâce à la qualité de vie procurée par les toitures végétales. Ce sont en effet d’excellents isolants thermiques et acoustiques, qui atténuent sensiblement les variations de températures, réduisant d’autant les dépenses énergétiques, et contribuent en outre à limiter l’accumulation de chaleur dans les villes. Par ailleurs, en milieu urbain, ces installations participent activement au filtrage des gaz toxiques et des microparticules rejetées par les véhicules. Enfin, dans le cas de toitures végétalisées suffisamment profondes, celles-ci constituent de potentiels lieux de cultures biologiques, plus vastes que les quelques mètres carrés d’un simple balcon.

Concevoir une toiture végétalisée ou un jardin suspendu à domicile

L’engouement écologique et la bonne volonté ne suffisent pas pour créer de sérieuses et pérennes toitures végétalisées. Plusieurs paramètres régissent leur bon usage.
L’épaisseur du substrat utilisé varie selon les objectifs recherchés, et avant tout selon la résistance du toit. De 3 à 7 cm, on parle de végétalisation extensive, utilisant des plantes rustiques ne nécessitant que peu d’entretien. Jusqu’à 15 cm, il s’agit de végétalisation semi-extensives, avec des plantes vivaces requérant un entretien plus conséquent. Au-delà de ces profondeurs, il est possible de parler de véritables jardins suspendus (végétalisation intensive) admettant la plantation de légumes et même de petits arbres, mais requérant un solide support en béton et une grande attention.
Si les jardins suspendus nécessitent logiquement un terrain horizontal, la faible profondeur des végétalisations extensives et semi-extensives autorisent la conception de spectaculaires toitures en pente. Dans tous les cas, ces types de réalisations imposent de s’assurer de la solidité et de la parfaite étanchéité des toits considérés, au risque de rebuter les compagnies d’assurance. Pour les toitures semi-extensives et les jardins suspendus, l’entretien doit être soutenu au risque de voir se développer au mieux une friche naturelle, comme dans un jardin « terrestre », ou au pire des dégradations des bâtiments. Enfin, en milieu urbain ces installations sont particulièrement exposées aux risques des tempêtes et de la canicule, nécessitant une conception initiale solidement pensée.