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Isolation Phonique : le Guide Complet

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Dès la conception de votre logement ou en rénovation, la mise en place d’une isolation phonique de qualité peut tout changer sur votre confort au quotidien. Origine du bruit, techniques d’insonorisation et matériaux à privilégier… retrouvez tout sur l’isolation phonique.

 

L’isolation, pour se protéger des nuisances sonores

Au quotidien, un habitat est assailli de bruits venant de l’extérieur – bruits de rue…- comme de l’intérieur – enfants qui jouent, télévision… -. On distingue également les bruits « aériens » qui se diffusent par l’air, les bruits solidiens, soit les vibrations qui se propagent par les solides – chocs contre un mur, passage d’un métro… -, et les bruits d’équipement.
 
A partir d’une certaine intensité et dans la répétition, ces bruits peuvent constituer une pollution sonore contre laquelle il est possible de lutter. Pour un meilleur confort de tous, il existe la nouvelle réglementation acoustique – NRA – qui pose des mesures spécifiques à chaque type d’habitat : pour construire du neuf, il vous faudra les respecter.
 
Origine du bruit, besoin acoustique dans un endroit donné, solutions techniques et respect de la règlementation… pour une construction comme pour une rénovation, un acousticien pourra évaluer les meilleures solutions adaptées à vos besoins.
Il prendra également en compte les éléments à isoler : Les murs, le plafond, les sols, les fenêtres et les portes n’ont pas les mêmes contraintes, et peuvent avoir besoin de techniques différentes.

 

Les techniques d’isolation des murs

Les panneaux « sandwich » consiste en la pose de panneaux de « masse », entre lesquels est installé un matériau absorbant – laine de verre, laine de roche…-, pour intercepter la vibration. C’est une application de la loi dite « masse-ressort-masse ». La pose est facile, et la technique est très efficace.
Une ossature métallique ou bois permet quant à elle d’isoler les vibrations d’un mur à l’autre pour en éviter la diffusion. C’est le principe de la désolidarisation. Pensé dès la conception de la maison, le système est encore plus efficace s’il est associé à des plaques de plâtre acoustique.
La contre-cloison insonorisante fonctionne aussi sur le principe de la masse-ressort-masse : on pose un matériau isolant sur la cloison existante, puis on le couvre d’une cloison de « masse » en brique, ou plâtre.  
 

L’isolation des plafonds et des planchers

Au plafond, l’une des techniques les plus efficaces est la pose de faux plafonds. Des plaques de plâtre sont suspendus sur une structure métallique, et entre les deux matériaux est installé un isolant.
Plus facile à installer mais moins efficace, un matériau isolant comme de la mousse peut être directement collé au plafond, puis recouvert de plâtre.
 
Au plancher, et à condition de ne pas être équipé de plancher chauffant, il est courant et simple de poser une moquette bien épaisse pour atténuer les vibrations propagées au sol : ce n’est efficace que contre les bruits solidiens.
Plus efficace, on pose d’abord une couche d’isolant de type mousse ou liège, pour ensuite la recouvrir du revêtement de plancher, un parquet flottant par exemple.
 

L’isolation des fenêtres et des portes

Tout l’enjeu des fenêtres et des portes est de bien isoler des bruits aériens extérieurs.
Par principe, la majorité des nouvelles technologies de fenêtres sont à double vitrage, avec un espace vide entre les deux vitres, plus ou moins épaisses : encore une application de la loi masse-ressort-masse. Suivant l’épaisseur, un film technique posé en plus, il existe différentes catégories de vitrages pour leur capacité à limiter les bruits.
Par principe de masse, les portes les plus isolantes phoniquement sont les plus lourdes, et les portes pleines : à privilégier pour les portes communicantes avec l’extérieur.